Migraines, de Maïwenn Alix

Bonjour amis lecteurs,

J’ai une question pour vous. Vous souvenez-vous de cette blague ? 

C’est l’histoire de Toto qui arrive en classe avec un casque sur les oreilles. Lorsque la maîtresse lui demande de l’enlever, il lui répond que s’il le fait il risque de mourir. La maîtresse lui retire alors le casque et Toto s’effondre sans vie. Ne comprenant pas ce qui vient de se passer, la maîtresse met le casque sur sa tête et entend : « Inspirez… Expirez… » 


Enfants, nous avons tous ri à cette blague au moins une fois. Mais imaginons un instant que cela arrive réellement. Et si le fait d’écouter de la musique ou même de lire un livre devenait vital, au sens propre ? Poussons même cela encore plus loin, en prenant une épidémie, comme celle que nous avons vécu en début d’année… Que se serait-il passé si seule l’utilisation de notre cerveau nous avait permis d’y survivre ? Qu’aurions-nous fait ? Comment aurions-nous réagi, géré la situation ? 

Dans Migraines, le nouveau roman de Maïwenn Alix, le monde de Georges l’astrophysicien, d’Émilie la caissière et blogueuse, de Camille l’employée d’un ministère ou encore de Geoffroy le producteur TV va basculer lorsqu’une épidémie de Méningite, foudroyante et mortelle s’abat sur le monde en quelques jours. Alors quand les chercheurs découvriront que seule une activité cérébrale intense et prolongée va permettre d’enrayer la maladie, nul doute que l’ordre des choses et les priorités de chacun changeront à jamais… 

Vous n’imaginez pas à quel point j’attendais ce livre, surtout après avoir lu les nouvelles proposées par Maïwenn pour nous préparer à la sortie de Migraines et nous plonger petit à petit dans son univers. Même la crise sanitaire que nous avons vécu n’a pas altéré cette impatience, au contraire. Il me tardait de plonger dans cette histoire et de voir à quel point elle pourrait coller avec ce que j’avais pu vivre début 2020… Maintenant que je l’ai terminé, je peux vous le dire : ce livre est une pépite. Pour moi, il a même toutes les qualités d’un « Book Of The Year ». 

Avant de commencer, il faut que vous sachiez une chose. Maïwenn a écrit ce roman en 2018. Et à l’époque nous étions loin de nous douter de tout ce qui se passerait cette année avec le Coronavirus. On est donc dans une anticipation, et des plus réussies. En effet, il peut donc être déconcertant, je vous le concède, de voir à quel point les scènes décrites dans Migraines sont proches de la réalité. Tout sonne juste et au cours de ma lecture, il m’est même arrivé de me revoir vivant l’une ou l’autre des situations vécues par les personnages. En parlant d’eux, les personnages apportent eux aussi leur contribution à l’authenticité de ce roman. D’abord par leur nombre car, pour moi, la multitude des points de vue et des changements rapides entre eux apportent une dimension dramatique à ce qui va éventuellement se passer. C’est un peu comme dans un film où une catastrophe énorme est sur le point d’arriver et où on passe très rapidement sur chaque protagoniste pour vivre leurs derniers instants avant la fin… 

L’autre élément qui fait la force du roman vient de la diversité des personnages que l’on suit tout au long de l’histoire. Cela va de l’astrophysicien à l’employée de supermarché, de la blogueuse littéraire à la mère de famille scotchée devant la téléréalité. On voit même le point de vue d’une ministre, histoire de voir de l’intérieur comment un gouvernement peut gérer ce genre de crise et comment ils peuvent en arriver à prendre certaines décisions. Et croyez-moi, cette diversité est l’un des noyaux de Migraines. Pourquoi ? J’y viens… Vous souvenez-vous de la partie du résumé qui parle du remède ? Il n’y existe actuellement qu’un seul moyen de survivre à cette pandémie si mortelle : avoir une activité cérébrale intense et régulière. Le message est donc clair : les imbéciles seront toujours les rois au pays des abrutis mais ils n’auront jamais le pouvoir de changer le monde. Et quel plus beau moyen de faire passer ce message qu’une petite satyre sociale comme celle de Maïwenn ? 

Tout ça pour vous dire que s’il y a un livre que je vous recommande en ce début d’automne 2020, c’est Migraines, de Maïwenn Alix. Pour l’anecdote, il ne sera disponible qu’en autoédition car aucune ME n’a voulu prendre le risque de signer un roman parlant d’une épidémie. Alors prouvons-leur qu’ils ont tous eu tort et laissez-vous tenter par cette aventure !!!!! 

Bien à vous et bonne lecture, 

Toto

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